JALOUSE n°1 de 1997 / Page 74 / 75
TEXTE BRUT DE LA PAGE (c) Les Editions Jalou 1921-2009
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page 1 les styles, et de parvenir un jour à trouver le sien. Là encore, il y a une certaine évidence. Mais elle ne surgit pas tout de suite, pas toujours. Je sais mieux ce qui me va aujourd'hui. ' et elle ne se gêne pas pour le dire : 'pas de collier, non pas ce bracelet, oui à cette coiffure, peut-être pas cette robe, d'accord pour le sac. Aujourd'hui, j'accepte ma sensualité, ma féminité. C'est au contact de vanessa paradis que j'ai appris à faire cela. Quand je fais du shopping avec elle, j'apprends beaucoup. C'est une rencontre importante. Elisa, c'est le film qui m'a boostée, un début, l'aube de moi- même, le commencement. ' parfois, on sent poindre quelques petites révoltes dans la voix. 'je m'engage tous les jours dans ma vie. Je ne triche pas, du moins je ne crois pas. Je lutte contre le mensonge. Rien ne peut me faire mentir. La seule possibilité de le faire serait de ne pas faire de mal. Mais au bout d'un certain temps, tout vous rattrape. Si bien que parfois, il est préfé- rable de ne pas dire les choses. ' mais il y a aussi comme rve ille u x s milité m é1 r 1 styles, e t i ur tri une nécessité à sortir du lot, à se couper du groupe, de la communauté, juste pour réfléchir. 'je trouve que ma géné- ration n'est pas assez audacieuse et courageuse. Elle se ment beaucoup à elle-même et baisse trop les bras. Il faut rêver, sinon qu'est-ce qu'il nous reste?' certains lui diront que c'est tellement facile de rêver lorsque ce que l'on vit colle à ses plus vieux fantasmes d'enfant. Clotilde courau est comme cela. Sans attaches majeures, sans liens, presque sans endroits. Elle cumule les sensations, additionne les vertiges, les expériences. 'au fond, chez moi c'est partout. Los angeles?J'y aime la dérision. C'est la ville des barges, des fous complets. Là-bas, tout est possible, le pire comme le meilleur. ' elle vibre au gré des alchimies, sort d'elle-même quand elle sent que c'est le moment. Cette fille est un peu folle, un peu sage, un peu femme, beaucoup comédienne et capable de s'exposer elle-même à la question qu'elle aimerait qu'on lui pose. 'cette question, ce serait : clotilde, t'en as pas marre de dire des conneries?Et je répondrais : si, mais j'essaye de me soigner. ' et pourtant, en la quittant, on se dit qu'elle n'est pas prête d'y arriver. Tant mieux!Photographe : jean-marc lezineau (eléments) texte: christian moguérou stylisme : caroline christiansson (assistée d'emilie minchella) coiffure: rita dell'orco (corps et ame) maquillage : cathyanne mcallister (olga) veste et pantalon large en laine kinair gris perle, cerruti. Haut coton, crochet fait main, anteprima. |
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