JALOUSE n°107 de 2008 / Page 66 / 67
TEXTE BRUT DE LA PAGE (c) Les Editions Jalou 1921-2010
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L a créatrice luella bartley, à londres. Dr succe s s story 65 pourquoi on aime luella -- par aurélie lambillon elle a habillé lily allen lors du dernier festival de glastonbury. Elle est dans la bande à kate moss. Les rédactrices de mode se partageraient un tabouret plutÔt que de louper un passage de ses défilés. Découvrez très vite la créatrice luella bartley, couronnée reine du pop-punk outre-manche. 'à l'école, je n'étais même pas une cool kid', lâche luella bartley, en rigolant. Que de chemin parcouru depuis!Quand, en 2000, elle lance sa marque, luella, entouré de quelques copines (la superstyliste katie grand, e kate moss), parce qu'elle avait 'envie de travailler r en é uipe', l'aventure est avant tout 'une expé ience q organique marchant à l'enthousiasme et à la naïveté, ' sans business plan, ni plan de carrière. Huit ans après, quelques passages sur les podiums de new york plus tard et des accessoires vendus partout dans le monde, sa cote ne cesse de grimper. D'un phé omène purement british (la presse anglaise n l'a encensé dès ses dé uts) , luella est devenue le label e b incontournable et s'est ré emment offert deux boutiques, c l'une dans le très chic quartier de mayfair, à londres, l'autre à hong-kong. Sa meilleure collection?La dernière, inspiré de thora birch, l'hé oïne du comic ghostworld, e r où la cré trice transforme un rat de bibliothèque en a superhé oïne à coups de chemisiers et minirobes en r liberty, cardigans et vestes d'hommes, minijupes volanté s , e t-shirts batman et grosses bottines. La folie cré tive qui règne entre les éudiants la bloque. A t elle est entré pour apprendre à manier l'aiguille?Elle e se sent finalement plus à l'aise avec la plume et bifurque vers la section 'journalisme' où elle excelle. 'une partie de moi se voyait toujours designer mais je n'avais pas envie que ce soit `ce genre de designer'. ' d'un trait de personnalité la fille lé èrement maladroite g venue de sa campagne, gentille mais gauche , elle cré e un personnage, souvent en toile de fond de ses premiers articles (pour the evening standard, the face et dazed & confused), qui sera ensuite ré urrent dans ses collections. C elle s'avoue geek 'la fille luella, c'est moi et mes copines. J'ai toujours éé t attiré par les vilains petits canards, les filles un peu e bizarres, rebelles, qui ne font pas vraiment partie du truc et qui, d'ailleurs, s'en foutent complètement. ' elle s'avoue elle-même 'pas très sexy', ou du moins sexy en son sens m le plus primaire. 'j'aime la fé initéde geek, sage et ré er vé. ' d'où ses cré tions pensé s autour de ses envies s e a e et besoins. 'quand je porte une robe du soir, il faut que je me sente comme dans un jean et un t-shirt, sinon, elle revendique venir de sa province je suis mal à l'aise. ' c'est bien l'une des rares qui ose en parler. Central saint du coup, quand elle en dessine une, elle lui ajoute des poches, martins, la prestigieuse é ole de mode londonienne, que c histoire de savoir où mettre les mains, de se donner tout wannabe cré teur rê e d'inté rer, lui a fait peur. 'ce fut une contenance, de casser le cô éendimanché 'tout a v g t. Le contraire de l'expé ience é anouissante. Je dé arquais r p b est question d'attitude et d'é at d'esprit', explique-t-elle. T elle dé rivait ses premières collections comme des c d'un petit bled de province (près de stratford upon avon, 'vê ements dans lesquels on pouvait boire un verre de trop t la ville natale de shakespeare, ndlr), j'é ais très jeune et t et rouler par terre'. Aujourd'hui, 'un peu plus adulte', intimidé , je ne connaissais pas londres et n'é ais pas e t elle les dit toujours inspiré de la garde-robe d'une fille s roué aux règles de la grande ville. J'avais complètement e 'dé alé et outsider', qu'elle parte dans un thème 'cartoon ce perdu confiance en moi. ' chic', comme cet éé ou nostalgique des anné s punk. T, e elle revisite ce qui (nous) fascine en grande-bretagne elle a le don de mettre le doigt sur ces spé ificité c s britanniques, cette british touch, parfois si difficile à cerner mais si sé uisante pour les non-insulaires. Point de dé ar t?D p sa première collection de fé rier 2000. 'papa, je veux un v poney', clame l'invit', en ré é ence aux gamines de bonnes fr familles, ces 'sloane rangers' (leurs bcbg à eux), qui. |
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196 pages
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