JalouGallery

 
[ x ] Fermer
Jalouse n°62 - 2003 - Page 26 / 27

JALOUSE n°62 de 2003 / Page 26 / 27

TEXTE BRUT DE LA PAGE (c) Les Editions Jalou 1921-2010

page 1 labcinéma vivement septembre!Par jacob deschanel bilan croisette morose, films de la rentrée encore dans les yimou (hero, exercice de style estomaquant autour des limbes.

Reste la bande-annonce qui donne envie.

Figures calligraphiques du film de sabre), sans oublier le compétition gelée le festival de cannes aime à s'offrir comme le thermomètre du cinéma mondial, un lieu de convergence médiatique où s'auscultent les grandes tendances de l'art filmique, de la poli- tique, de la civilisation moderne, du genre humain.

La tem- pérature, cette année, avoisinait les zéro degré.

Ça donne quand même l'occasion de saluer un palmarès d'une honnêteté farouche, qui s'arrange avec ce qu'on lui donne, à savoir pas grand-chose.

Sur les vingt films en lice, seuls quatre se sont partagés les sept prix attribués, et trois repartent doublement primés (elephant de gus van sant (1), palme et mise en scène, suivi du québécois les invasions barbares et du turc uzac).

Du jamais vu, comme le reste, qui alterna les rituels obligatoires (gueule cassée pour la projo de 8 h 30 ; sorties de salles au bout d'une demi-heure); les starlettes de fortune alpaguées sur le trottoir ; les fêtes à moitié pleines et 'déjà finies' ; les manifs de profs énervés ; les rejets purs et simples (le doublon besson fanfan-côtelettes, le téchiné égaré, le haneke, le lou ye, le greenaway.

) et les rendez-vous manqués (dogville, caprice théâtreux de lars von trier, et matrix reloaded, tout de même bien nul).

Si cannes préfigure les temps forts cinéma de la rentrée prochaine, elle part plutôt mal lotie la vilaine.

Le vrai programme cannois mais tout n'est pas perdu.

L'avenir nous sourit.

Voici la liste dressée qui révèle à quel point elle aurait dû constituer le vrai programme officiel de cannes 2003.

On a les preuves : les nouveaux bruno dumont, 29 palets (4), stephen frears (dirty pretty things, avec audrey tautou), angelopoulos (la terre qui pleure), jane campion (in the cut, gros buzz), ridley scott (matchstick men), patrice chéreau (son frère), jim sheridan (in america), james mangold (identity), alex proyas (garage days), woody allen (anything else), zhang champion de l'érectomètre cinéphile, l'indispensable tarantino, qui scotche déjà depuis janvier tous les accros de bandes-annonces en ligne avec le groove ravageur et la pati- ne d'enfer de kill bill, son hommage pop aux films de kung fu des années 60 (uma thurman en pyjama jaune.

Aucun grand film cette année?Non, mais de grands moments.

Dans la rue super flambe d'elena de 'nice people', qui avait prévenu la prod ('débrouillez-vous, mais moi je veux être dehors pour cannes') et phrases mythiques entendues à la volée ('purple butterfly (3), brown bunny (2), le temps du loup, qui a tué bambi?, elephant.

C'est l'année zoophile!' ; 'entre ses pilules qui lui rongent la tête et ses sautes d'humeur incontrôlables, jamais je ne donnerais un rôle à winona ryder', dixit vincent gallo à la conf de presse de brown bunny).

Et parfois, mais oui, dans les salles, des films que l'on retrouvera dès septembre avec le sourire les bouts de ciel bleu et les ados désargentés d'elephant, la fellation flottante prodiguée par chloé sevigny à vincent gallo dans the brown bunny (gigantesque!), les paysages intériorisés d' uzak, l'enlacement paternel en ouverture de père et fils de sokourov.

Eastwood, revient!Mais, atteints par un énorme besoin d'horizon, les festivaliers formaient les mêmes mots suppliants.

'vite!C'est quand le eastwood?' venu d'un pas majestueux (caressant et jazzy) présenter le très beau mystic river (5), clint a fait souffler son dépouillement tragique et sa langueur hollywoodienne sur les nuques brimées par une armada de concepts modernes et expérimentaux.

Dans les yeux bouffis d'amertume de sean penn, grâce au déchirant poison moral inoculé à la dernière minute, dans les dernières images, on s'est rappelé pourquoi on aimait le cinéma, pourquoi on fantasmait l'amérique, son histoire et sa mythologie.

Pourquoi, sur l'échelle de l'expression filmique, le style fantôme et la narration pure planeront toujours au-dessus du reste.

Rendez-vous à deauville?Page 27 jalouse.

Si vous souhaitez utiliser le texte ou les images de cette page. Cliquez ici

Rechercher :

OK
Ce numéro 2003 Années 2000 Tout
 
Jalouse 2003 - n°62 - Page 1/1

Jalouse
n°62 de 2003

Jalouse 2003 - n°62 - Page 2/3
Jalouse 2003 - n°62 - Page 4/5
Jalouse 2003 - n°62 - Page 6/7
Jalouse 2003 - n°62 - Page 8/9
Jalouse 2003 - n°62 - Page 10/11
Jalouse 2003 - n°62 - Page 12/13
Jalouse 2003 - n°62 - Page 14/15
Jalouse 2003 - n°62 - Page 16/17
Jalouse 2003 - n°62 - Page 18/19
Jalouse 2003 - n°62 - Page 20/21
Jalouse 2003 - n°62 - Page 22/23
Jalouse 2003 - n°62 - Page 24/25
Jalouse 2003 - n°62 - Page 26/27
Jalouse 2003 - n°62 - Page 28/29
Jalouse 2003 - n°62 - Page 30/31
Jalouse 2003 - n°62 - Page 32/33
Jalouse 2003 - n°62 - Page 34/35
Jalouse 2003 - n°62 - Page 36/37
Jalouse 2003 - n°62 - Page 38/39
Jalouse 2003 - n°62 - Page 40/41
Jalouse 2003 - n°62 - Page 42/43
Jalouse 2003 - n°62 - Page 44/45
Jalouse 2003 - n°62 - Page 46/47
Jalouse 2003 - n°62 - Page 48/49
Jalouse 2003 - n°62 - Page 50/51
Jalouse 2003 - n°62 - Page 52/53
Jalouse 2003 - n°62 - Page 54/55
Jalouse 2003 - n°62 - Page 56/57
Jalouse 2003 - n°62 - Page 58/59
Jalouse 2003 - n°62 - Page 60/61
Jalouse 2003 - n°62 - Page 62/63
Jalouse 2003 - n°62 - Page 64/65
Jalouse 2003 - n°62 - Page 66/67
Jalouse 2003 - n°62 - Page 68/69
Jalouse 2003 - n°62 - Page 70/71
Jalouse 2003 - n°62 - Page 72/73
Jalouse 2003 - n°62 - Page 74/75
Jalouse 2003 - n°62 - Page 76/77
Jalouse 2003 - n°62 - Page 78/79
Jalouse 2003 - n°62 - Page 80/81
Jalouse 2003 - n°62 - Page 82/83
Jalouse 2003 - n°62 - Page 84/85
Jalouse 2003 - n°62 - Page 86/87
Jalouse 2003 - n°62 - Page 88/89
Jalouse 2003 - n°62 - Page 90/91
Jalouse 2003 - n°62 - Page 92/93
Jalouse 2003 - n°62 - Page 94/95
Jalouse 2003 - n°62 - Page 96/97
Jalouse 2003 - n°62 - Page 98/99
150 pages
1 à 100   SUIV >>