JALOUSE n°93 de 2006 / Page 66 / 67
TEXTE BRUT DE LA PAGE (c) Les Editions Jalou 1921-2010
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News surdoué charmeur, sexy cancre ou flirt d'un soir, il est temps de passer à table. Avec un premier de la classe. Le 21 soyons clair : au lycée comme dans la vie, il y a deux sortes de premiers de la classe. Le limite cafteur, moitié fayot, laborieux de partout, con comme un bouton. Déjà qu'à la cantoche, il baffrait à la limite du haut-le-coeur, autant ne pas l'imaginer aujourd'hui!Reste le vrai brillant, le premier de chez premier, facile sur tout, tête bien pleine sur corps bien fait, propice à donner la réponse avant même la question. Le 21 lui ressemble!Un petit bout de bistrot de la rive gauche chic, un service de tempérament et, dans les assiettes, une cuisine pétant l'iode et le phosphore. Du poisson, du poisson et encore du poisson, brut de nature, limpide, incisif (lisette au vin blanc, pâtes à la poutargue, sardines aux épices, tartare de daurade). Certes, l'addition est salée comme la mer mais, puisque le premier de la classe a réussi dans la vie, ça fait longtemps qu'il n'a plus peur des notes. 2 1 , rue mazarine, paris 6 e. Rentrée des tables!Restos avec un cancre magnifique. Le ribouldingue on n'a pas dit le neuneu du dernier rang, on a bien parlé du cancre magnifique. Le premier mais, en partant du bas. Mais si, mais si, remember, le sexy près du radiateur, le ténébreux du fond de la classe. Celui qui cultivait les charmes de l'ombre, secouait l'autorité, roulait en sens inverse, maniait désinvolture et désengagement. Quelques années plus tard, il n'a pas bougé. Peut-être même a-t-il franchement réussi!Ce ribouldingue est taillé à la mesure de son appétit. Un bistroquet du quartier latin encanaillé de partout, osant le gastronomiquement incorrect, prônant les abats, le groin de cochon en salade, la cervelle d'agneau, la tête de veau en carpaccio. Encore?Tenez, une salade de tétine de vache poêlée croquante. Oui tétine, oui de vache, oui croquante. Eh oui, bonne!Du moins, passez la première appréhension. Les voyous, ça se mérite. 1 0 , rue saint-julien-le-pauvre, paris 5 e. Avec un souvenir de vacances. San il était beau, il était blond, il sentait bon, etc. Vous connaissez le refrain, la musique, la chanson. Ce fut donc la parenthèse d'un été, le hamac préféré du mois d'août, l'amant à durée déterminée, le dernier flirt avant la rentrée. Seulement voilà, en septembre, il y croit encore, il s'accroche, il débarque sans prévenir, il veut le soleil en plein automne, roucouler sous la pluie comme sous les parasols et encore, et toujours, partager votre pizza (et le reste). Pas facile à larguer mais, au moins, concernant la pizza, il y a le san, à deux pas du murano. Une pizzeria newlook lâchant des specimens imparables. Des pizzas solaires, colorées, canons comme dans la chanson. Belles, blondes, sentant bon la mozzarella et le peperroni. Ah, dernier détail, sur les murs design, on passe ici régulièrement de vieux mélos italiens tout plein de ruptures. Parfait pour l'inspiration!Emmanuel rubin env. 2 7, bd du temple, paris 3 e. Dr 63 rex3-j93 restos-okok. Indd 63 24/07/06 14:03:56. |
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