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Jalouse n°93 - 2006 - Page 98 / 99

JALOUSE n°93 de 2006 / Page 98 / 99

TEXTE BRUT DE LA PAGE (c) Les Editions Jalou 1921-2010

P or t r a i t par laure ambroise / photo matthew frost sous le charme de peter dundas attendu tel le messie, le designer norvégien peter dundas, longtemps collaborateur de roberto cavalli, prend son envol chez emanuel ungaro.

Rencontre avec l'audace et le talent.

Il est 10 h 30, nous avons rendez-vous au 2, avenue montaigne, pour rencontrer le nouveau designer de la maison emanuel ungaro, peter dundas.

Il nous invite dans son bureau du deuxième étage où chocolat côte d'or aux noisettes (il en a toujours deux tablettes sous la main), coussin à l'effigie de jim morrison, tête de crocodile empaillée et lampe en forme d'oiseau forment son univers.

Même s'il avoue être un 'sauvage, solitaire, adepte de la méditation', peter répond à nos questions sans s'en poser lui-même.

La vraie récompense ses premiers pas dans la mode, il les fait à la parsons school of design de new york (où il découvre les premières vitrines ungaro habillées de robes drapées, imprimés jaunes, rouges et fuchsias), puis à paris, au côté de jean-paul gaultier, qui demande à le rencontrer alors qu'il collabore avec le réalisateur youssef chahine sur caligula, pour un projet de long-métrage théâtrale.

La rencontre avec 'le héros de son enfance' est un rêve devenu réalité.

Il devient son assistant en 1992.

Quand on lui demande ce que lui ont apporté ces quatorze années d'expériences entre jean-paul gaultier, christian lacroix et roberto cavalli, peter parle de 'vocabulaire du métier' pour le premier, 'poésie et générosité' pour le second et 'liberté totale' pour le troisième.

Cavalli et lui, ça aura été une longue histoire de familles.

Sa collaboration n'aura pas seulement été l'élaboration des collections hommes, femmes, mais aussi la participation aux campagnes de pub, la préparation de celebrity parties.

Peter était partout et c'est certainement pour cette raison que, fin décembre 2005, sa vie change : 'j'ai commencé à travailler sur ungaro, le 31 décembre, que je présentais en mars à paris mais avant, j'avais cavalli, fin février, à milan.

Je suis arrivé ici quatre jours avant le show, alors il faut imaginer.

Quelle expérience!Il est difficile d'apporter la même énergie dans deux collections.

C'est un dilemme permanent.

On dessine une robe et puis, finalement, on se dit qu'elle serait parfaite pour l'autre collection et vice versa'.

Quand on lui demande ce qu'il a ressenti à la fin de son premier défilé, peter répond : 'une surprise positive.

Toute mon équipe affichait un grand sourire.

C'était cela la vraie récompense'.

Une séductrice franÇaise ou latine d'ailleurs, il confie : 'quand je suis arrivé, on m'a laissé sous-entendre qu'emanuel ungaro était considéré comme la marque préférée des maîtresses parisiennes, j'adore cette image.

Je vois cette femme telle une séductrice, très française ou latine, une femme très savoureuse, imprévisible, qu'on pourrait imaginer sous les traits de catherine deneuve dans les prédateurs, ou faye dunaway dans les yeux de laura mars ou chinatown'.

Alors, va-t-il utiliser les archives de la maison?Il pense qu'il faut considérer le patrimoine de la maison alors c'est oui.

Et la haute couture dans tout ça?'quand je pense à ungaro, je pense à la couture, comme les clients de la maison pour qui cette identité est indissociable.

Mais, pour le moment, je veux me concentrer sur le prêt-à-porter, le moteur de la maison et, après, pourquoi pas, j'adorerais l'idée.

' confidence pour confidence, nous aussi.

L'imprimé , emblème des maisons qu'il a côtoyées, demeurera une signature forte de ses collections.

Et alors, comment peter dundas voit-il la femme ungaro?Une femme avec de l'allure, des lèvres rouges, des jambes interminables, une crinière rouge habillée de robes de soie couleurs flash ou en imprimé léopard, dont l'audace de ses nuits ressemble à la photographie d'helmut newton.

Il semble que cette vision de la femme soit assez proche de la sienne, il aime à l'imaginer comme cela.

94 re-j93 dundas-okok.

Indd 94 25/07/06 8:41:34 p or t r a i t par laure ambroise / photo matthew frost sous le charme de peter dundas attendu tel le messie, le designer norvégien peter dundas, longtemps collaborateur de roberto cavalli, prend son envol chez emanuel ungaro.

Rencontre avec l'audace et le talent.

Il est 10 h 30, nous avons rendez-vous au 2, avenue montaigne, pour rencontrer le nouveau designer de la maison emanuel ungaro, peter dundas.

Il nous invite dans son bureau du deuxième étage où chocolat côte d'or aux noisettes (il en a toujours deux tablettes sous la main), coussin à l'effigie de jim morrison, tête de crocodile empaillée et lampe en forme d'oiseau forment son univers.

Même s'il avoue être un 'sauvage, solitaire, adepte de la méditation', peter répond à nos questions sans s'en poser lui-même.

La vraie récompense ses premiers pas dans la mode, il les fait à la parsons school of design de new york (où il découvre les premières vitrines ungaro habillées de robes drapées, imprimés jaunes, rouges et fuchsias), puis à paris, au côté de jean-paul gaultier, qui demande à le rencontrer alors qu'il collabore avec le réalisateur youssef chahine sur caligula, pour un projet de long-métrage théâtrale.

La rencontre avec 'le héros de son enfance' est un rêve devenu réalité.

Il devient son assistant en 1992.

Quand on lui demande ce que lui ont apporté ces quatorze années d'expériences entre jean-paul gaultier, christian lacroix et roberto cavalli, peter parle de 'vocabulaire du métier' pour le premier, 'poésie et générosité' pour le second et 'liberté totale' pour le troisième.

Cavalli et lui, ça aura été une longue histoire de familles.

Sa collaboration n'aura pas seulement été l'élaboration des collections hommes, femmes, mais aussi la participation aux campagnes de pub, la préparation de celebrity parties.

Peter était partout et c'est certainement pour cette raison que, fin décembre 2005, sa vie change : 'j'ai commencé à travailler sur ungaro, le 31 décembre, que je présentais en mars à paris mais avant, j'avais cavalli, fin février, à milan.

Je suis arrivé ici quatre jours avant le show, alors il faut imaginer.

Quelle expérience!Il est difficile d'apporter la même énergie dans deux collections.

C'est un dilemme permanent.

On dessine une robe et puis, finalement, on se dit qu'elle serait parfaite pour l'autre collection et vice versa'.

Quand on lui demande ce qu'il a ressenti à la fin de son premier défilé, peter répond : 'une surprise positive.

Toute mon équipe affichait un grand sourire.

C'était cela la vraie récompense'.

Une séductrice franÇaise ou latine d'ailleurs, il confie : 'quand je suis arrivé, on m'a laissé sous-entendre qu'emanuel ungaro était considéré comme la marque préférée des maîtresses parisiennes, j'adore cette image.

Je vois cette femme telle une séductrice, très française ou latine, une femme très savoureuse, imprévisible, qu'on pourrait imaginer sous les traits de catherine deneuve dans les prédateurs, ou faye dunaway dans les yeux de laura mars ou chinatown'.

Alors, va-t-il utiliser les archives de la maison?Il pense qu'il faut considérer le patrimoine de la maison alors c'est oui.

Et la haute couture dans tout ça?'quand je pense à ungaro, je pense à la couture, comme les clients de la maison pour qui cette identité est indissociable.

Mais, pour le moment, je veux me concentrer sur le prêt-à-porter, le moteur de la maison et, après, pourquoi pas, j'adorerais l'idée.

' confidence pour confidence, nous aussi.

L'imprimé , emblème des maisons qu'il a côtoyées, demeurera une signature forte de ses collections.

Et alors, comment peter dundas voit-il la femme ungaro?Une femme avec de l'allure, des lèvres rouges, des jambes interminables, une crinière rouge habillée de robes de soie couleurs flash ou en imprimé léopard, dont l'audace de ses nuits ressemble à la photographie d'helmut newton.

Il semble que cette vision de la femme soit assez proche de la sienne, il aime à l'imaginer comme cela.

94 re-j93 dundas-okok.

Indd 94 25/07/06 8:41:34.

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