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L'OFFICIEL DE LA MODE n°117 de 1931 / Page 12 / 13

TEXTE BRUT DE LA PAGE (c) Les Editions Jalou 1921-2010

L'officiel de la couture» Paris dactylo qui a dissipé son mystère en triomphant dans un film charmant.

Paul olivier, mon ami, vous n'avez que plus de mérite à vous être mon- tré juge impartial, saisi que vous étiez entre tant de sourires.

Les primes aux six jours constituent la meil- leure des publicités» Et grâce à elles nous con- naissons miss galopp, des folies-bergère, au même titre que les galeries bar- bes ou que la vache qui rit.

* * * au provençal de juan-les pins mme armand esders et ses deux enfants, christiane et bernard, ont passé leurs vacances de pâques au provençal, à juan-les-pins.

On les voit ici, goûtant aux plaisirs de la plage.

îî qui eût pu croire que quelques personnes s'inté- ressaient encore au sport hippique en dehors des courses de chevaux?Il n'est pas douteux, pourtant, que le concours annuel au grand palais a réuni un très grand nombre de spectateurs.

Les sauts, concours de puis- sance, carrousel et autres plai- santeries démodées ont leur public.

Tardieu sont venus» En auto bien enten- du.

Car si le cheval a ses adeptes, le fiacre n'en a plus aucun.

L'an prochain, notre président sera rentré dans le civil, il préférera au grand palais, la foire aux mulets d'aigues-vives» C'est un sage.

On commence à se préoccuper du choix de son successeur, l'em- ploi est difficle, car il faudra dé- sormais corser une exceptionnelle résistance à la fatigue d'un sourire perpétuel et d'une bonne hu- meur réconfortante.

La tâche peut paraître au-dessus des forces de m.

Briand, qui aime tant pêcher à la ligne : la haute dignité de m.

Doumer convient très bien à l'elysée ; m.

Léon bérard est adorablement spi- rituel et m.

Henry pâté sait plaire à toutes les femmes.

Pour l'instant le ci- néma triomphe et ses vedettes dominent de très haut l'actualité mondiale.

Charlie chaplin a chassé chez le duc de westminster et a eu mal au cœur.

On comprend dans ces conditions qu'il ait dé- daigné le concours hippique.

Le balcon de l'hôtel crillon l'a vu jeter des baisers à la foule massée place de sur la côte d'azur, le concours d'elégance automobile.

Une belle voiture delage reçoit le premier prix.

Chariot a manqué d'être étouffé à florence et à stuttgart ; son chauffeur est chinois et son secrétaire mal élevé, car il ne l'excuse pas aux invitations où il oublie de se rendre.

L'homme au petit cha- peau (pas le bicorne, mais un drôle de melon) reçoit 4.

000 lettres par jour» on y a ajouté la légion d honneur.

Et sans doute l'éclairage de la concorde, des tui- leries et de l'etoile a-t-il pour dessein caché de nous annoncer les lumières de la ville.

Pendant ce temps-là jeannette mac donald s'en prend aux têtes couronnées» Elle fait vaciller, assure-t-on avec mystère, des unions aujourd'hui princières, demain royales.

Est-ce un humble drame de l'amour, ou un lancement que ne désavouerait pas le roi des resquil- leurs» On hésite, car le feu des stu- dios a tué toute illusion.

Nozière est mort: il a la fierté, il l'aurait goûtée, de nous quitter au meilleur de son talent.

Sa dernière pièce faisait salle comble et il par- tage cet honneur posthume avec mo- lière.

Comme elle est riche d'obser- vations et de scepticisme cette vieille canaille, beaucoup de nos contempo- rains s'y sont retrouvés ; ils ont eu tort, le personnage de nozière était roublard, mais pas malhonnête.

L'escadre des yachts dans l'incomparable port de cannes.

La saison parisienne va commencer avec ses courses, les restaurants du bois» Ira-t-on pour se colorer d'exotisme à celui de vincennes, longchamp, armenonville, les drags, bagatelle, les concours d'élé- gance» Après plusieurs mois de réserve paris se reprend à sourire.

Le soir, dès qu'il fera plus chaud, de belles voitures superbement carros- sées remonteront les champs-elysées, em- portant des femmes si jolies qu'elles font honte aux acacias en fleurs.

C'est la vie parisienne» Celle d'aujourd'hui ; car s'il revenait parmi nous, offenbach ne s'y retrouverait plus.

Au sortir de sa pièce les lions allaient à l'anglais ou chez tortoni ; pressés, nos gigolos vont à l'au- tomatique.

10 l'officiel de la couture» Paris la saison de paris t e printemps, chaque année, fait du bois de boulogne, la parure de paris.

Confluent de toutes les élégances, ses restaurants, armenonville, le pré-catelan, madrid, réunissent en d'incompara- bles dîners de gala, la société française et l'élite du monde entier.

Le polo, bagatelle, connaissent des garden-parties mémorables ; route du bord de l'eau, l'état de kapurtala possède une annexe, il est du meilleur ton d'en être citoyen pendant quelques heures.

Les courses de chevaux demeurent l'attraction décisive de la saison.

Auteuil et longchamp, par la graduation de leurs programmes, déterminent une grande semaine qui n'a pas de rivale.

C est aujourd'hui l'automobile qui affirme le succès d'une réunion les longues files qui, dès le pavillon dauphine, meublent les allées du bois, annoncent i'affluence.

Une belle voiture, révèle les goûts et les tendances de celui, ou de celle, qui l'occupe.

L'unité de série, le modèle-type correspon- dent normalement à un besoin utilitaire.

Par contre, l'élégance véritable, l'automobile conçue comme un instrument de luxe, demande une tout autre recherche.

Un anony- mat, tiré à de multiples exemplaires, ne saurait lui convenir ; une voiture est un objet trop personnel (on y passe tant d'heures) pour ne pas exprimer la personnalité de son propriétaire.

Le tempérament français ne s'est jamais accommodé d'une for- mule standard, lorsque celle-ci frôle son intimité.

Bien avant la guerre, notre industrie de la carrosserie était sans rivale, parce qu'elle fut toujours seule à comprendre et à réaliser ce désir de la clientèle.

On constate aujourd'hui un retour très marqué vers ces préfé- rences individuelles.

Nous nous en félicitons et nous l'encourageons.

Le cycle complet de l'élégance n'est pas compatible avec un modèle abondamment produit, et,» Le terme n'a rien de péjoratif» Vulgarisé.

Une femme habillée par nos grands couturiers, parée de bijoux précieux, exquisement parfumée, et dont tous les détails de toilette ont connu la recherche, n'y est pas a sa place.

L'opposition détonne fâcheusement.

Forme, couleur, aménagement intérieur, acecssoires, sachez, mesdames,vous en soucier; n'oubliez pas que l'automobile est une chose très voyante, et que c'est souvent sur son apparence que l'on vous jugera.

Quand vous installez un appartement, vous exigez de votre décorateur un effet légitime.

L'automobile est une partie de votre intérieur qui se déplace, voulez-vous donner l'impression d'habiter dans un lotissement?Un dimanche après-midi de ce début de saison, une jeune femme de la meilleure société étrangère, quittait le champ de course de longchamp.

Plusieurs jeunes gens l'encadrèrent jusqu'à ce que s avançât un long cabriolet, dont les deux teintes exprimaient un heureux mariage.

L'un d'eux, admiratif, étourdiment s'écria : « quelle belle voiture.

C'est le modèle de série!».

« non, monsieur, répon- dit-elle, avec calme, ma robe n'est pas de confection, mes chaussures viennent de chez un bottier, et l'on m'a fait ma carrosserie pour moi ».

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