L'OFFICIEL DE LA MODE n°345-346 de 1950 / Page 178 / 179
TEXTE BRUT DE LA PAGE (c) Les Editions Jalou 1921-2013
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L'officiel de la coutuee et de la mode de pakis s a dé a présente pour l'été 1951 ses tissés pour tailleurs soie ses surahs soie unis et imprimés son ottoman gros grain ses faille, poult et duchesse soie son crêpe ' cachemire ' soie ses alpagas laine unis et chinés sa toile ' paysanne ' pour tailleurs 2, tél. Rue des moulins - paris-1er opéra 85-64 et 98-96 fleurs et couleurs (suite de la page 108. ' la rosé ou le bouquet de fleurettes ainsi que le bouquet travaillé posé sur un guéridon. Dans le bureau de monsieur, pas d'autres fleurs que l'œillet, la violette de parme, l'ané- mone dont les couleurs neutres mettent une note discrète. Petit guide contre certaines erreurs. Il est indispensable dans l'ordon- nance d'un bouquet d'équilibrer les masses constituées par les différentes fleurs et leur coloris. Eviter à l'heure du dîner, c'est-à-dire aux lumières, l'emploi de fleurs foncées, bleuets, violettes, sans les mélanger à des teintes claires comme le jaune et le rosé. Durant l'hiver, on trouve des narcisses teints artificiellement qui peuvent suppléer à la gamme des couleurs pâles souvent déficientes. Ecarter les mariages suivants : jaune et rouge (espagnol), tricolore (patrio- tique), jaune et blanc (papal), bleu et blanc (virginal). Des fleurs au corsage. La boutonnière, elle aussi, suit les courants de la mode. On aban- donne pour le jour la fleur précieuse telle que l'orchidée qui ne se porte qu'avec la robe du soir. On lui pré- fère le petit bouquet de fleurettes mélangées et aux couleurs assorties à la robe. L'a rosé en boutonnière est totalement démodée. Ingénieuse trouvaille : on utilise un petit vase en matière plastique, ce qui permet de conserver la fleur cinq à six heures. Pour les mariages pas de gerbes, mais des bouquets ronds qu'il est du reste plus difficile à porter. Il est composé de petites fleurs telles que le bouvardie. Réception dans un cadre rustique. Même par les froides journées d'hiver, il vous arrive d'aller passer un week-end à la campagne et d'y recevoir des amis. Occasion pour utiliser les moyens du bord. C'est ainsi que vous aurez recours aux écorces de bois, morceaux de vieilles souches blanchies au chlore, des rameaux de bois très branchus sans écorce que l'on appelle des bois flottés, bois ayant séjourné long- temps dans une rivière. En partant de ces éléments, on pourra les décorer avec la cueillette de son jardin ou de celle faite au cours de promenades au bord des haies et des bois : feuillage coloré, petits rameaux très chargés de fruits (prunelles, aubépine ou bonnet d'évêque). Enfin on pourra toujours utiliser les épis de blé et d'avoine qui sont d'un bel effet décoratif. Manderley, en créant ce beau blou- son « caucase » en tricot gris et « elastiss » jaune a réussi un modèle extrêmement séduisant et très pratique. Conservatoire 1950 (suite de la page 82. ) souvent sur 400 candidats, on n'en retient que 15. En dehors des élèves réguliers, sont acceptés des audi- teurs étrangers. Ils peuvent égale- ment faire partie des classes où 4 places leur sont réservées. La durée maxima des études est de 4 ans, mais souvent le premier prix est attribué après une année d'études. Les lauréats sont généralement engagés à la comédie-française. Si monsieur paul abram dirige la destinée des futurs comédiens, monsieur claude delvincourt, ainsi que l'actif sous-directeur andré rollier, sont à la tête du temple de la musique. La sélection stricte est faite parmi les candidats, un dixième seulement est admis géné- ralement au concours d'entrée. Il y a au maximum douze élèves par classe et le conservatoire admet les enfants à partir de dix ans. L'ensei- gnement musical touche toutes les branches, aussi bien le solfège, que la composition et la direction d'or- chestre et le cycle des études est parfois très long. Chaque branche est confiée à plusieurs professeurs, tous choisis parmi les maîtres de la musique française. On sait que plu sieurs célébrités du passé ont été formées par notre conservatoire ou y ont professé. La tradition continue et le « conservatoire national » reste toujours la pépinière des gloires futures. Tapisseries (suite de la page 85. ) critiques, se dégage la conviction qu'une tapisserie de ce temps-ci ne doit pas être un tableau, pas davan- tage un morceau d'architecture en trompe-l'œil et, naturellement, en- core moins un pastiche d'âges abolis. Et, dans cette ambiance, apparaît aussi la nécessité d'une évolution quant aux coloris, aux effets, aux su- jets et jusqu'à l'interprétation même. A cet égard, chez art, les tapisse- ries offertes» Du moins celles qui sont traitées avec le plus de har- diesse et que, pour notre part, nous préférons» Nous ont permis de noter des tendances louables. Les couleurs n'y sont plus distribuées à l'infini, comme pourrait le faire une palette aux ressources illimi- tées, mais au contraire réduites en quantité, réparties en larges tou- ches pures, avec le souci des domi- nantes harmonieuses et cette recher- che des contrastes qui donne tant d'accent aux impressions lumineu- ses, telles que nous les souhaitons. Cela, c'est bien de l'art de ce temps- ci, de l'art vivant. Le tissage, lui, nous a révélé des trouvailles inté- ressantes pour la mise en relief des plans structuraux. C'est ainsi, qu'afin d'ombrer et d'éclairer les formes, nous voyons apparaître un graphisme nouveau d'une réelle vigueur : points inédits qui s'interpénétrent, hachures groupées en nappes dessinées, dispo- sitions savantes ayant pour but de créer des subtilités optiques. Nous avons constaté, enfin, une innova- tion fort heureuse : la liberté laissée au maître de haute lice d'interpréter. Ainsi, face au «carton», s'attache-t-il beaucoup plus à rendre l'effet qu'à traduire littéralement l'œuvre pic- rurale,» à la manière, toutes pro- portions gardées, du soliste de jazz qui, sur le thème du compositeur et sans jamais le trahir, déchaîne son imagination et sa virtuosité musicales. Il faut voir là plus qu'une évolution de métier, presque une révolution!Puissent les peintres s'y associer, en pensant davantage « tapisserie » et en se dégageant des influences qu'exercent souvent à leur insu, des époques passées» D'une haute perfection et d'un rare bonheur, certes» Mais qui, hélas, sont révo- lues. Alors, une tapisserie de ce temps- ci, conçue avec un sens amoureux de l'actuel, composée avec talent, interprétée avec ferveur, tissée avec patience, possédera sa valeur tra- ditionnelle de preuve, car destinée à franchir les limites de notre âge, elle témoignera pour nous devant l'avenir. Ainsi, telle tapisserie phé- nicienne ou persane, celles de bayeux, de berne ou de reims, celle de la dame à la licorne, celles des chasses de maximilien ou de louis xv, tant d'autres qui nous furent léguées, demeurent près de nous, intactes, émouvantes, nous révélant par-delà les siècles le sens que leur époque attachait à la vie. Métamorphose (suite de la page 92. )» On y délivre donc vin brevet de parisienne en un temps record?Comme c'est dommage de ne pas vous avoir rencontrée, murmurai-je à mi-voix. J'y ai été tous les jours régulièrement sans me lasser un instant » et j'y avais, en effet, promené le même enthousiasme que barbara : « ce carrefour de rêve, c'est la quintessence du paris magicien au- quel vous faites allusion. Tout y est pour charmer les yeux et l'esprit, dans un ordre, une harmonie, un parfum admirables!Comme ce beau songe d'automne est court!» Mais en avez-vous pu garder la clef précieusement?» Certainly, mon cher!J'y ai noté les meilleures adresses de paris dans tous les domaines qui ont trait à la beauté : esthéticiens, coiffeurs, couturiers, etc , y rivali- sent pour faire d'une jeune femme de bonne volonté, une femme élé- gante. J'ai eu un plaisir extrême à me soumettre aux mains expertes de vos artistes parisiens et vous voyez le résultat. Comment peut-on s'adapter si vite à une telle élégance?Je suis encore perplexe. Je reverrai barbara plus à loisir, car je pense encore qu'elle a son secret. Voici qu'elle s'élance gracieuse et gaie vers son mystère et je contemple, ravi, son sillage que prolonge, à travers mes songes, son parfum énigmatique. Pierre bédat de monlaur. échos Lucien blum qui fut le grand créateur de rubans de ces 50 dernières années. L'officiel de la couture et de la mode de paris perd en m. Lucien blum, un ami de longue date et un de ses plus fidèles annonceurs.
On offrait aux visiteurs des agendas et de charmants étuis à tickets. La gérante : vve max brunhes imp. Georges lang, 11, rue curial, paris-i9« - dépôt légal : 4e trim. 1950 - imprimé en france - printed in france. |
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