L'OFFICIEL DE LA MODE n°890 de 2004 / Page 74 / 75
TEXTE BRUT DE LA PAGE (c) Les Editions Jalou 1921-2010
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Soleil sur mesure lagons secrets, villas inaccessibles, palaces pharaoniques forment la cartographie mythique des spots pour happy few. Une géographie en mutation constante et des critères qui évoluent d'une caste à l'autre. Farniente chic par elisa morère darling, où irez-vous passer l'hiver?Capri ou monte carlo?' il est loin le temps où, dès les pre- miers frimas, les happy few filaient, tel un vol d'hirondelles, établir leurs quartiers sous un soleil consen- suel. Epoque bénie où la haute société savait tenir à dis- tance les paparazzi et où les précepteurs suivaient leurs élèves. à l'heure du grand zapping, l'amateur de douceurs hivernales doit se montrer autrement alternatif. Repérer la destination du jour, la nouvelle adresse, la saison idéale, éviter la foule. Autant d'étapes d'un parcours codifié à l'extrême. Auxiliaire indispensable pour faciliter les sauts de puce: le falcon à lomillions d'euros. Reste à identifier le lieu où se poser sans déchoir. En effet, les critères diffèrent selon les castes qui se croisent sou- vent, mais ne se mélangent pas toujours. La catégorie la plus exigeante, fortunée, élitiste, est celle des solitaires. Epris de calme, de luxe et de volupté, ils sont en quête de lieux ultraconfidentiels. Levons un coin du voile. 'il faut avoir été une fois au soneva fushi des maldives. On y accède uniquement en hydravion. Dès l'a- merrissage, un employé en sari blanc récupère vos chaus- sures dans un sac sur lequel est écrit 'no news, no shoes'', confie une habituée. Le palace, englouti dans la jungle, est la seule habitation de l'île où vivent oiseaux rares et papillons magiques. Les salles de bains des villas, en ver- meil et céramique, sont installées à l'extérieur, à moins d'un mètre des plages privées. Bill gates figure parmi les adeptes. 'il s'y déplace avec un vélo marqué à son nom. Le soir, à un jet de catamaran, un caillou de sable blanc est le théâtre des cocktails les plus fermés de la planète!On cer- cle l'îlot de bougies et l'on dispose les tables autour du cui- sinier qui officie au centre. ' autre destination pur luxe : un banc de sable des seychelles, où l'on atterrit en hélicoptère pour 1000euros le transfert. Chaque chambre a sa piscine privée, et un personnel aux petits soins livre la langouste en barque. Ici, pas un chat- même mondain- ni de papa- razzi en embuscade. Pour ces esthètes, louer un îlot des caraïbes, les pieds dans le lagon rien que pour soi est une forme d'ascétisme chic. 72 l'officiel photo slim aarons/hulton archive/getty imag l'officiel 73. |
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