L'OFFICIEL HOMMES n°48 de 1985 / Page 88 / 89
TEXTE BRUT DE LA PAGE (c) Les Editions Jalou 1921-2013
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» d'alcool de riz » ou une bière à la main, vous écoutez votre hôte. S'il est en forme, s'il est en confiance, jacques bès parlera durant des heures. Ici, sous la fai- ble lueur des bougies et des lam- pes tempête, au-dessus de cette rivière kwaï, témoin de tant de drames, de tant de sortilèges. Ini- tié par ses amis indigènes, jac- ques, qui parle couramment la langue des thaïs et des môns, a fait siennes toutes les légendes et toutes les traditions de la forêt. Vous apprendrez comment les môns utilisent les tortues géantes à six pattes comme « garde- manger vivants », en coupant chaque jour un bout de chair, tout en conservant la bête en vie!Vous saurez tout sur les coutumes des môns, des karens, ces incomparables dresseurs d'élé- phants. Le lendemain justement, vous vous enfoncerez dans la forêt, à dos d'éléphant, inconfor- tablement assis sur un carré de bambou. Puis vous irez encore plus loin, en bateau, si les crues e permettent, sinon en « 4x4 », vers la frontière birmane, au-delà des trois pagodes. C'est l'aven- ture, avec un grand a, comme on en rêve, enfant, dans les livres d'images. La rivière kwaï justifie un voyage en thaïlande. Comme les circuits proposés au nord au-delà de chiang mai, dans le célèbre triangle d'or, où vous irez » en partie encore par la rivière » à la découverte des tribus tibéto- birmanes. Les circuits archéologi- ques, au centre et au nord-est, restent également de bonnes motivations. Et les inconditionnels de la bronzette sous les cocotiers iront, à n'importe quelle époque de l'année (s'il pleut, ce n'est amais pour très longtemps dans a journée), à pattaya, à cent kilo- mètres de bangkok, s'ils veulent retrouver l'ambiance de saint- tropez un dimanche d'août ; ou mieux, à phuket, tout au sud sur l'océan indien (où le club médi- terrannée ouvrira prochainement un village) ; et surtout de l'autre côté, en mer de chine, dans l'île de ko samui. Comme des champignons, pala- ces et salons de massages. Il y a vingt ans trois grands hôtels dits internationaux accueillaient une poignée de touristes. L'« era- wan » dans un merveilleux style colonial, en était le « number one ». Rénové récemment et pro- priété du gouvernement, il est toujours recherché par les nostal- giques d'un passé à peine révolu mais supporte difficilement, la comparaison avec ses fleurons de l'hôtellerie mondiale que sont le « new peninsula », « l'orien- tal », le « siam intercontinental », le « hilton ». I les klongs de bangkok bien entendu vous consacrerez au moins trois jours à bangkok. En 1961, quand je suis arrivé pour la première fois dans la capitale siamoise, une dizaine d'avenues seulement permettaient la circula- tion automobile. Tous les dépla- cements s'effectuaient par les rivières et les canaux : ces « klongs » enchanteurs qui restent pour ceux qui savent encore découvrir les derniers, le charme principal de bangkok. Aujourd'hui hélas les trois-quarts de ces voies d'eau ont été transformées en rues asphaltées. Aucune ville au monde n'a autant changé en vingt ans. Les permissionnaires américains du vietnam puis les légions touristiques ont fait poussé i le massage institution en choisissant un voyage orga- nisé, vous descendrez dans l'un de ces établissements, ou encore au « royal orchid », au « mon- tien », au « dusit thani », à l'« ambassador », au « narai », à « l'asia ». Quel que soit votre lieu d'hébergement vous ne serez pas déçu. Seul problème, les hôtels les moins chers sont situés assez loin du centre mais comme boutiques (vêtements coton, soie- ries, antiquités, artisanat, bijoux, pierres précieuses pour les bons connaisseurs. ) et maisons de massages fleurissent partout, cela n'a aucune importance. Sachez que certains hôtels sont réservés spécialement aux célibataires. Le « grâce », par exemple, compte quatre cents lits et, dans sa café- téria, attendent chaque jour cent à deux cents jeunes innocentes siamoises. A bangkok visitez bien sûr le mar- ché flottant, la cité des rosés, deux ou trois temples, l'ancienne cité, et allez vous encanailler une nuit dans patpong, la rue du plai- sir. Même si vous êtes totalement allergique au sexe, la visite s'impose ne serait-ce que pour une étude anthropologique. Et bien sûr, cédez au moins une fois, que vous soyez homme ou femme, aux bienfaits d'un mas- sage. Ce n'est pas forcément ce 86 que vous pensez. C'est gai et reposant, surtout après douze heures d'avion. A moins d'être sevré, un seul suffit. C'est toujours la même chose. Une bonne adresse?Le « marée ». Mais il y en a une centaine. Le massage est devenu une institution et aucun officiel, au ministère du tourisme, ne le dément. Il constitue toujours l'attraction du tourisme en thaï- lande. L'heure de décontraction vous coûte de 100 à 300 f selon les spécialités demandées. Si vraiment vous ne pouvez plus vous en passer, quittez bangkok sans regret. Dans n'importe quel coin perdu du pays, vous avez ce service à votre disposition. Avec au choix masseurs ou masseuses. A kanchaneburi, par exemple, à quelques mètres du pont de la rivière kwaï. |
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