L'OFFICIEL HOMMES n°53 de 1985 / Page 10 / 11
TEXTE BRUT DE LA PAGE (c) Les Editions Jalou 1921-2010
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Deauville mon palmares personnel on le sait : le festival du film amé- ricain de deauville ne décerne pas de palmarès. C'est un de ses char- mes : on évite les nervous break- do wns. C'est l'un de ses handi- caps : la foule adore les jeux du cir- que. A défaut, voici le mien. Tota- lement partisan : prix du charisme : à liz taylor qui a survolté le festival. La mémère boursouflée d'alcool d'il y a cinq ans est redevenue la cleo- pâtre de nos souvenirs, on a tenté de la toucher comme la vierge de la macarena à seville et parce qu'aucun champagne ne les trou- blait, on a pu se rebaigner dans l'eau pure de ses yeux violets. Prix du glamour : à martha bar- rière, reine de deauville dont les bijoux, les toilettes et l'accent hon- grois sont le sel, le poivre et l'an- gustura de deauville. Prix de l'humour : à debbie rey- nolds, - chantons sous la pluie - qui lors de sa conférence de presse répondit aux questions non pas en français, qu'elle ne parle pas mais avec un accent français digne de maurice chevalier. Prix de la décoration : à martha barrière qui a décoré à l'hôtel royal la suite 'elizabeth taylor' dans la couleur de ses yeux et en fera autant chaque année pour chaque nouvelle cliente-star. Oui se salira moins en l'inaugurant qu'en trempant ses menottes et ses petits petons dans le ciment. Prix de la ruse de sioux : à , liz taylor et debbie reynolds, brouillées depuis 25 ans pour avoir servi dans le même corps, celui d'eddie fisher et qui ont réussi à s'éviter. Prix du plus beau couple: à , *f martine et philippe gazagne, f ft directeur de l'empire lucien barrière. Un couple pour film américain. 10 prix du courage : a roger moore, bondissant james bond proche de la soixantaine. On trem- ble pour son col du fémur. Prix de l'extrême courtoisie : à christian meunier, directeur de l'hôtel royal à 30 ans, efficace comme s'il en avait 60. Prix du papparazz'i improvisé : à michel, chef barman du royal qui a mitraillé toutes les stars qui tramaient dans son bar. Unique- ment pour son press-book personnel. Prix de l'usurpation d'emploi : à dustin hof fman. Qui a piqué son calot au groom du royal par jeu pour les photographes. Prix de la vacherie : à un fan (?) de jane birkin venue présenter 'le neveu de beethoven' à deauville et s'exclamant : 'Ça fait une plan- che de plus. Paris le cinéma morlotti bien qu'il ait un talent fou mais parce qu'il est courtois, charmant et d'un raffinement extrême, on ne pense jamais que dominique mor- lotti, créateur de la collection christian dior monsieur fait du cinéma. Non seulement il a habillé bernard giraudeau et christophe malavoy dans 'bras de fer' de gérard vergez. Mais de plus pour la présentation de sa col- lection printemps-été 1986» Une splendeur de créativité» Dans la bibliothèque de l'automobile-club de france, c'est une distribution de superproduction qui lui a fait une 'standing, ovation' a savoir ber- nard giraudeau et christophe malavoy bien sûr mais aussi marie- londres : les misérables qui a dit aue les français n'aimaient pas la comé- die musicale, ne savaient pasfaire de comédie musi- cale?Depuis le 27 septembre et jusqu'à fin novem- bre, londres fait un triomphe à un 'musical' chanté par patti lupone, la star de 'evita' et qui n'est autre que 'les misérables' de victor hugo, ce superbe spectacle écrit par claude michel schoen- berg et alain boublil que robert hossein avait monté en 1980 au palais des sports de paris pour trois mois. Et le succès est si vif à la royal shakes- peare company où il se donne qu'on envisage déjà de letransplanterà broadway. En somme, encore un lieu commun à étrangler et cocorico. José nat, victor lanoux, jean- claude brialy, elisabeth bourgine, richard berry, yves lecoq, phi- lippe bouvard, patrick sabatier etc, etc. Seulement voilà : il y a cinéma et cinéma. New york : la charité de yanou très parisienne, bien que belge, attachée de presse-star des stars hollywoodiennes de passage à paris - de liz taylor à brooke shields, de rock hudson à spielberg - yanou collard vient encore de frapper. En lançant un nouveau restaurant 'bâtons', propriétaire : andré sfez, chef californien : richard krause. En y fêtant son anniversaire en compagnie de ses amis mikhail baryshnikov christophe lambert guy laroche et martin scorcese. Et en y organisant une vente de charité au profit de 'citymeals on wheels' une œuvre qui permet de nourrir à domicile les handicapés new yorkais. Les lots : aussi étonnant qu' une croisière sur le 'maxim's des mers' ou un dîner 'at-home' che martin scorcese préparé par sa mère, reine de la pasta. Un beau geste de yanou. Qui lui vaut la reconnaissance de la ville de new york. Il pourra vous arriver - de la preceder ésp-?-. |
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