L'OFFICIEL HOMMES n°53 de 1985 / Page 30 / 31
TEXTE BRUT DE LA PAGE (c) Les Editions Jalou 1921-2010
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Le cinema par michèle dokan tous les genres au menu de ce mois d'octobre qui s'avère peu chargé en évé- nements cinématographiques (il faut dire qu'à cause des festivals de venise et de deauville, on a beau- coup donné le mois dernier) mais loin d'être inintéressant, finalement. Et, si l'on pêche encore pas mal du côté des grands rôles féminins, ne doutons pas qu'anémone et char- lotte rampling vont sérieusement faire parler d'elles. Oh!Je vous l'ac- corde, elles n'éclipserons pas les muscles à rendre l'âme de sylves- ter stallone, le charme attendrissant du petit dernier de la spielberg cie : michael fox, ni même richard gère en roi david, renouant la tradition qui faisait qu'autrefois les américains repré- sentaient systématiquement la france en montrant la place pigalle, ses petites femmes et les peintres de la butte montmartre, béret sur la tête. Là, l'histoire sainte est peut-être suivie à la lettre, allez donc vérifier!, mais du côté ciné- mascope et poncifs on peut diffici- lement faire mieux. Le 'king david' de bruce beresford annoncerait-il le retour du péplum?Au point ou on en est. Même une vieille fan de gère comme moi s'y est ennuyée ferme, c'est dire!A la limite, je préfère encore - là, j'exagère un peu. - aller voir 'les chef d'œuvre de l'épouvante' qui depuis quelques semaines permet- tent aux amateurs de revoir 'le chat noir', 'le fils de frankenstein', 'la momie', 'le loup garou'. Pour vous, gens d'octobre, il ne reste plus que 'la tour de londres' de rowland lee et 'le corbeau' de louis freidlander. Deux monu- ments du genre. Mais, dans le style tout nouveau, tout beau, bien ficelé, et comme dirait la côte catholique 'pour tous', la dernière production de steven spielberg, réalisée par robert zemeckis 'retour vers le futur' est un petit bijou. Imaginez un peu : un jeune homme 24 ans rencontrant un savant excentrique va se trou- ver projeter trente ans en arrière, juste à l'époque où ses parents se rencontraient. Il découvre alors qu'on est loin de la version familiale du coup de foudre, et, pire, sa mère tombe amoureuse de lui. Impos- sible de résumer en trois lignes. Allez voir, vous ne regretterez pas vos quarante balles et vous vous direz, une fois encore, que le cino- che à l'américaine, quand même. Bne heure trente six d'une violence quasi insoutenable. Mais d'une effi- cacité à toute épreuve. Là où rambo passe l'enfer se déclenche. Mais lui, l'enfer, c'est son territoire. Et du coup, les ongles enfoncés dans le bras de votre voisin» Il est impératif d'être accompagnée dans ces cas-là » , les yeux hors de la tête, vous plongez dans l'enfer et vous en sortez, flageolante certes, mais rudement impressionnée. Deux films vous permettront de vous remettre de vos émotions. 'oz, le monde extraordinaire', version moderne revue et corrigée par disney du fameux 'magicien d'oz' et de son 'over the rainbow' sans lequel judy garland n'aurait peut-être jamais été. Rien de bien neuf dans l'histoire, mais une ravis- sante petite fille, fairuza balk, qui séduira parents et enfants. Une princesse royale, aujourd'hui, c'est une star internationale, mais elle a tout de même quelques obli- gations de tenue, afférentes à son rang. Nous, fidèles lecteurs de la presse du cœur, nous savons depuis longtemps que les princes- ses ne sont plus tout à fait ce qu'elles étaient. Anémone et philippe gal- land, l'homme de sa vie s'en sont aussi rendus compte et en ont fait le sujet de leur film : 'le mariage du siècle'. Entre la princesse (qui a toujours un bas qui file) et le play- boy thierry lhermitte, le courant passe à cent mille volts. Et comme ils sont encadrés par jean-claude brialy, dominique lavanant et martin lamotte qui de toutes façons, avant d'avoir ouvert la bou- che, me font rire, je suis totalement de parti-pris lorsque je vous dit que j'ai beaucoup ri. Pour une fois, à vous de juger!J'ai gardé pour la bonne bouche 'on ne meurt que deux fois' de jacques deray qui renoue ici avec le fim d'auteur (quelle bonne idée!). Le couple rampling» Michel ser- rault, aussi paradoxal que cela puisse sembler, fonctionne à mer- veille et le dernier dialogue d'au- diard est un régal. Ah!Que c'est bon de voir que les réalisateurs qu'on aime ne cède pas toujours à la facilité!Ted lapidus 35, rue franÇois 1er - 75008 paris 30. |
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