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L'Optimum n°45 - 2001 - Page 34 / 35

L'OPTIMUM n°45 de 2001 / Page 34 / 35

TEXTE BRUT DE LA PAGE (c) Les Editions Jalou 1921-2010

page 1 vidéodrome un bijou de famille i l'on considère d'abord et avant tout que le thème de la mafia est récurrent à hollywood, encore ne faut-il jamais en oublier la raison principale qui tient en peu de mots : hollywood est, tout comme la principauté de monaco, le royaume de la mafia.

Cette réalité étant aussi naïve dans sa vérité que les parrain de coppola se veulent réalistes dans leur réalisation.

Et c'est même l'une de leur qualité principale.

Mais depuis trente ans que dure le mythe de cette saga, d'autres sont passés par là.

Se réappropriant l'imagerie du gangster romantique à qui l'on ne prêterait qu'un léger défaut, celui de sa cyclothymie.

Un trait de caractère le faisant passer de la tendresse la plus débilitante à la pire violence sans que cela ne gêne personne, et pire même, puisque cela charme tout le monde sans coup faillir, si l'on s'en réfère aux succès colossaux rencontrés par tous les films du genre (dans le désordre, les affranchis, casino, scarface, reservoir dogs.

Un contresens qu'a bien tenté de rétablir la série les sopranos.

Celle-ci nous montrant les mafieux sous leur angle véritable, soit celui de bons gros beaufs dont le rêve n'est autre que d'avoir une villa avec piscine dans une zone rurale aménagée, deux voitures et si possible un bon gros chien qui pue pour camoufler l'odeur du cigare bas de gamme acheté au tabac du coin.

Et ce mafieux-là de trimballer ses crises existentielles et son lot d'emmerdes quotidiennes.

Bref, les gens ont enfin la possibilité de savoir qu'aujourd'hui, même s'il en a toujours été ainsi, le mafieux a bien plus en commun avec un vendeur d'aspirateurs de sainte-geneviève-des-bois, qu'avec gatsby le magnifique.

C'est certainement pourquoi les parrain de coppola - en dépit de leur maîtrise narrative exemplaire (à cet égard, largement surpassés par casino de scorsese) ; et même s'ils témoignent de jeux d'acteurs de première classe et d'une vague odeur mélancolique que ce bon vieil italo-américain de coppola aime nous servir à toutes les sauces et à tous les repas, ont mal vieilli.

Une remise en cause qui doit beaucoup (du moins du point de vue du public) à la série susmentionnée de david chase qu'on ne remerciera jamais assez pour avoir mis un terme à cette imagerie fondamentalement puérile et pernicieuse du gangster glamour.

Coffret le parrain, comprenant quatre dvd (le parrain i, ii, , + un dvd bonus contenant making of, scènes additionnelles exclusives, story- boards.

Anthologie stanley kubrick d'abord, commençons par une absence notoire et suspecte, celle du film le plus kubrickien qui soit, à savoir docteur folamour, qui ne figure pas (tout comme spartacus ainsi que l'ultime razzia) dans ce coffret se voulant « anthologique ».

Voilà qui aurait bien fait sourire stanley kubrick lui-même, car ce bon gros paquet de dvd vendus à peu près vingt fois plus cher que leur coût de fabrication, ne sert absolument à rien d'autre qu'à engraisser un peu plus son éditeur, qui vous le savez désormais, a bien pris soin d'enlever de la boîte de pandore son objet le plus séditieux.

Passé ce petit détail, on continuera dans la même veine, en vous prévenant, qu'à l'inverse du coffret le parrain, celui-là ne contient absolument aucun programme plus.

D'ici à dire, si ce n'était la présence de quelques excellents films, que ce coffret ressemble à une escroquerie, il n'y a qu'une ligne à franchir.

Un geste que nous nous empresserons d'accomplir sans aucune hésitation.

Coffret stanley kubrick comprenant lolita ; 2001, l'odyssée de l'espace ; orange mécanique ; barry lyndon ; shining ; eyes wide shut et full metal jacket) + un documentaire (a l fe in picture), le tout chez warner.

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