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TEXTE BRUT DE LA PAGE (c) Les Editions Jalou 1921-2009

page 1 ford mages collatéraux, comme ces voitures de particuliers stationnées un peu à l'écart : je suis entré de plein fouet dans cette voiture à l'arrêt, à tel point qu'elle est allée percuter un autre véhicule garé plus loin (.

) les cascades de bullitt sont les plus dangereuses que j'ai jamais faites!» * mais la passion pour les sports mécaniques l'emporte.

Gentleman driver émérite, steve mcqueen et son équipier peter revson, pilote de fi, termineront à la deuxième place aux 12 heures de sebring (floride) en 1970, au volant d'une porsche 908.

L'acteur rêvait aussi de courir les 24 heures du mans, mais ses assureurs s'y opposèrent formellement.

Du coup, mcqueen se lan- cera dans la production du film le mans, sur le circuit de la sarthe avec de vraies voitures de course et des pilotes professionnels roulant à 300 km/h.

Malgré un budget colossal, le film fut un échec, et steve mcqueen perdit tout l'argent que bullitt lui avait rapporté.

Cependant, avec quelque 130 heures filmées pour la séquence dont seulement 9 minutes seront conser- vées à l'écran, la poursuite de bullitt reste sans aucun doute la plus célèbre du cinéma.

Une scène de référence qui contribua certainement à faire entrer la ford mustang dans la légende.

Car la mustang est certainement l'une des plus célèbres voitures de l'histoire.

Elle régénéra l'image de ford, autant que celle de l'automobile américaine en général.

Ce type de voiture sportive, d'un prix abordable, est à l'origine une idée de lido lee laccoca, chief executive officer (ceo) de la firme de detroit.

Ce self-made man entré chez ford comme jeune ingé- nieur, se fait remarquer du board de la compagnie pour le succès de ses initiatives commerciales.

Sur proposition d'henry ford, deuxième du nom, il est nommé vice-président du groupe, avant d'en devenir en 1960 et à 34 ans, le ceo.

Laccoca initie alors le programme de la future mustang.

Adoptant des techniques de marketing assez innovantes pour l'époque, le manager lance une prospection sur la base de sondages et d'entretiens.

Les conclu- sions de l'étude viennent valider son intuition : le marché est demandeur d'une voiture sportive destinée aux jeunes, à moins de 2 500 dollars.

Sept projets sont à l'étude.

L'un d'eux sera transféré vers la filiale européenne de cologne et se déclinera en ford taunus, vendue à plus de 2,5 millions d'unités.

D'autres prototypes sont présentés à laccoca et henry ford ii, dont une très futuriste barquette animée par un v4 de 1 500 cm3, qui sera le premier modèle à porter l'appellation mustang, ce cheval sauvage des pampas d'amérique du sud, réputé pour sa vélocité et sa résistance.

Un nom que l'on doit à un certain john conley, alors employé par l'agence de publicité walter thompson.

La voiture porte sur ses flancs un écusson représentant un cheval au galop, dessiné par l'artiste charles keresztes.

Le nom et l'écusson resteront, mais pas le proto qui demeurera un de ces show cars sans lendemain.

C'est finalement le projet de trois designers, joe ores, gail halderman et david ash, qui est retenu.

Le programme industriel est amorcé en septembre 1962.

Les premières mustang sont commercialisées.

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