MUTEEN n°65 de 2008 / Page 86 / 87
TEXTE BRUT DE LA PAGE (c) Les Editions Jalou 1921-2010
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Df;< ;< m@< es bonnes fées de la fashion semblent s'être passé le mot au-dessus de leurs berceaux : ces quatre talents-là seront les grands noms de demain. Par marie aucouturier on ose plus. On a dé issionné m ensemble en juillet 2006 pour monter heimstone. Histoire de se faire un peu de sous pendant l'éé t, nous avons cré 300 maillots de é bain qu'on a vendus aux copines en trois semaines. On a lancé la sociééen septembre. Comme t tout le monde nous avait mises en garde, on n'a pas voulu trop é arpiller notre collection. D'où p notre concept très 'robe'. On a aussi imprimédes books qu'on laissait partout, mê e au restau!M le but é ait d'attirer des acheteurs t alix et delphine pour le salon professionnel. On a dé roché18 points de vente pour la première saison c et vendu 1 300 robes alors qu'on en espé ait 360!R l'ééprochain nous aurons 32 points de vente. Et t nous venons d'ouvrir notre boutique à paris. Aviez-vous des aides financières?Non. Uniquement nos é onomies personnelles. Mais nous c avons l'appui d'une banque depuis deux mois. Quel est votre but?Nous cré ns les robes qu'on o aimerait porter nous-mê es. Ça n'est pas très m philosophique, juste l'envie d'ê re fé inines sans ê re t m t apprê é s. C'est te une alternative aux jeans. D'ailleurs, nos robes ont toujours des poches, pour y plonger les mains. G?F k f j ifd@e8 j?8 d 8 c< jl::ßj# :Ë Delphine delafon, 26 ans, cofondatrice de la marque avec alix petit, 24 ans, raconte son aventure. Quel est votre parcours?Nous n'avons jamais éé t passionné s par l'é ole. On é ait plutô manuelles. E c t t je faisais des mosaïques et bricolais beaucoup. Alix a fait l'atelier de sèvres, un cours pré aratoire p aux é oles d'art, et moi l'école supé ieure d'arts c r graphiques et d'architecture inté ieure penninghen. R j'ai toujours su que je voulais travailler dans le milieu artistique, mais l'idé de la e mode m'est venue plus tard. On a fait des é oles de stylisme et on c s'est rencontré s chez michel klein : alix dessinait la e maille, je cré is des accessoires. A l eflj :iyfej c Nr avant, tout le monde é ait tiréà quatre é ingles. T p c'est d'ailleurs ça l'idé de nos robes, trouver un e compromis entre le cool et le chic. J e u n e s talents et pour l'avenir?On espère que la sociééva t grandir et continuer à marcher. On n'a ni vie de famille ni enfant, nos futurs ne tournent qu'autour de ce projet!J< i@i< ; Après un premier dé lé v e fi acclamé en forme d'oraison funèbre, les , cré teurs ophéie klère et françois alary, 25 et a l 26 ans, ne sont pas loin du paradis. Comment est née la marque dé astée?Notre v rencontre remonte au lycé , à cahors. Nous avons e fait l'é ole esmod ensemble, cré dé asté et c év e pré enténotre première collection au festival s international de mode d'hyères en 2004. Nous avons ensuite ééinvité au salon rendez-vous, où nous t s avons commercialisénos cré tions. La presse et a les acheteurs du monde entier nous ont beaucoup soutenus. Nous avons ré lisénotre premier dé léen a fi septembre 2007. D'où vient votre vocation?Notre travail ne constitue pas une vocation. La mode est un moyen d'expression qui ne nous inté esse pas r ré llement en tant que e telle. Ce qui compte, c'est ce que nous avons à dire. Nous sommes chacun très diffé ents, cela nous a permis d'éaborer ce projet. Si r l nous n'é ions pas ensemble, nous aurions sans doute t suivi d'autres voies. François et ophélie < efki< le@m Ensuite, nous avons cré une sarl. Notre é parcours est jalonnéde belles rencontres. Pour le dé lépar exemple, nous éions aidé de tous fi t s cô é : du bureau de presse au musé des arts ts e dé oratifs en passant par les coiffeurs, c'é ait une c t aventure collective. Nous choisissons soigneusement notre entourage. Le moyen par lequel on atteint un but compte autant que le but lui-mê e. On m ne travaillerait pas avec quelqu'un dont on penserait 'c'est un con, mais il est efficace'. Que pensez-vous de votre géné ation?Nous r aimons bien notre gé é ation. C'est un nr peu tô pour se faire une idé , on n'a aucun recul. T e et pour le futur?Nous avons des aspirations et des objectifs, mais tout change tellement vite que tous nos plans s'envolent ré ulièrement en fumé. Nous g e attendons d'obtenir un peu plus de stabilitéavant d'imaginer quoi que ce soit. Votre devise?Bring chocolate cigarettes to the cemetery tonight. G?F k f j jkyg?8e< i 8 b @ k8 quel est votre message?Notre univers est assez sombre, mais pas morbide. Nous souhaitons libé er r les idé s noires des cliché pathologiques qu'on leur e s attribue. En les considé ant plutô comme un moyen r t de se recentrer sur la ré lité nous amenons notre a, ré exion à des choses consistantes, tout en poussant fl notre humour à ses limites. Et financièrement?Nous avançons petit à petit, sans pression. Notre première collection é ait financé par le festival d'hyères. |
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